La pénurie d'infirmières au Nouveau-Brunswick n'est pas liée aux exigences linguistiques bilingues.

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Selon le chef de l'Alliance des gens du Nouveau-Brunswick, Kris Austin, s'il y a 375 postes d'infirmières à combler dans les hôpitaux de la province c'est en grande partie dû aux exigences linguistiques à l'embauche. Il propose comme solution de supprimer l'obligation d'être bilingue à l'embauche dans certaines régions de la province.

En effet, il y a une situation inquiétante dans la province. Plus de 200 postes d’infirmière sont vacants dans le réseau de santé Vitalité et environ 175 dans le réseau de santé Horizon.  

Pourtant, les réseaux de santé, les infirmières et certains intervenants politiques n'attribuent nullement les difficultés de recrutement aux exigences linguistiques et soulèvent plutôt les facteurs suivants:  

  • diminution de 34% du nombre de diplômés du University of New Brunswick et de l'Université de Moncton. En 2010, 339 étudiants ont reçu leur diplôme en sciences infirmières de ces deux institution alors qu’en 2018, on compte 224 diplômés. 
  • les difficultés de recrutement dû aux meilleurs avantages offerts dans d'autres provinces;
  • les obstacles à l'embauche d'infirmières immigrantes;
  • le grand nombre d'infirmières qui ont atteintes l'âge de la retraite. Selon l’Institut canadien d’information sur la santé (ICIS), 41 % des infirmières et infirmiers immatriculés du Nouveau-Brunswick sont admissibles à la retraite au cours des cinq prochaines années
Kris Austin
Chef du parti l'alliance des gens

Les exigences linguistiques bilingues sont un obstacle au recrutement des infirmières.


Verdict: VRAIFALLACIEUXFAUX


24 février 2020

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